Cap­tain Poilu!

in ap
15. 09. 21
posted by: Trinkwell
Affichages : 789

Séance 1 : C’est quoi la Pre­mière Guerre mondiale?

Pourquoi on n’a pas cours les 11 novembre?

On va com­mencer par regarder une vidéo sur la Pre­mière Guerre mondiale.

Vous devez répon­dre à toute une série de ques­tions, partagez-​vous les!

A la fin, met­tez en com­mun vos réponses et répon­dez aux deux ques­tions de la séance.

1. Quels pays s’affrontent au cours de cette guerre?

2. Quel évène­ment déclenche la guerre?

3. A quelle date l’Allemagne déclare-​t-​elle la guerre à la France?

4. Quel est le poids trans­porté par un fantassin?

5. Com­ment les sol­dats communiquaient-​ils dans les tranchées?

6. Quel était le sig­nal de l’assaut?

7. Pourquoi les sol­dats étaient-​ils surnom­més les «poilus»?

8. En quelle année se déroule la bataille de Verdun?

9. Com­ment se nomme le général qui com­mande les troupes?

10. A quoi ser­vaient les galeries creusées dans les buttes de la Meuse?

11. Quel pays apporte son aide à la France en 1917?

12. Com­bien de sol­dats français meurent durant cette guerre?

13. Com­bien y a-​t-​il de vic­times dans le monde?

L’introduction de notre inter­ven­tion à la céré­monie du 11 novembre:

La Pre­mière Guerre mon­di­ale a trans­formé notre pays et le monde entre 1914 et 1918. Plus de 10 mil­lions de sol­dats ont été tués lors de cette guerre, .…. habitaient à Limeil-​Brévannes, dans notre commune.

L’armistice a enfin été signé le 11 novem­bre 1918 dans la forêt de Com­piègne. C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui, le 11 novem­bre 2015, avec un mes­sage d’espoir pour l’avenir: que toutes les guer­res cessent!

Pour la prochaine fois: à la décou­verte du mon­u­ment aux morts de Limeil-​Brévannes!

Les textes pré­parés par les élèves sur cinq sol­dats brévannais:

Fait pris­on­nier

Com­mençons par le sol­dat Arsène Desliot.

Il est mort le 12 novem­bre 1916 à l’âge de 22 ans, pris­on­nier dans l’Ouest de l’Allemagne. Quand a-​t-​il été fait pris­on­nier ? Quelles étaient ses con­di­tions de vie en captivité ?

Nous n’avons pas réussi à en savoir plus mais nous avons appris qu’il a été recruté à Ver­sailles dans le 165ème rég­i­ment d’infanterie. Il a été déclaré « mort pour la France » trois ans après sa disparition.

Une famille brévannaise

Pierre Girault est né le 16 mai 1884, ses par­ents s’appelaient Auguste et Hon­orine. Il est parti à la guerre en tant que sol­dat de 2ème classe dans le 276ème rég­i­ment d’infanterie. Mais il est mort le 2 jan­vier 1915 à l’hôpital de Villers-​Cotterêts à cause d’une mal­adie, peut-​être le typhus ou la dysenterie.

Ses descen­dants vivent encore à Limeil-​Brévannes et nous ont gen­ti­ment donné les doc­u­ments que vous voyez sur votre livret.

Dans les tranchées

Il s’appelait Gas­ton, Gas­ton Blondel. Il est mort dans les tranchées à l’âge de 22 ans. Nous avons trouvé un récit de l’histoire de son batail­lon en 1915, peu de temps avant son décès :

«C’est sur les plateaux dénudés du Bar­rois, autour de Beauzée, Som­maisnes, Ram­ber­court et Marat […] que le rég­i­ment four­nit les plus sub­limes efforts pour rejeter, par des attaques d’une puis­sance et d’une bravoure inouïes, un ennemi très supérieur en matériel et en nom­bre. Sans mitrailleuses, sans abris, sans repos, dans les bois des Eparges et de la tranchée de Calonne, le 54ème com­bat­tit d’octobre 1914 à août 1915 «.

Deux frères

Quand nous avons relevé le nom de ces sol­dats, notre regard a été attiré par l’un d’entre eux : Alexan­dre.

Paul Alexan­dre avait un frère, Mau­rice, ils habitaient tous deux dans notre ville. Paul a été mobil­isé dans le 70ème rég­i­ment d’infanterie. Mau­rice, lui, apparte­nait au 113ème régiment.

Il a perdu la vie en com­bat­tant dans la forêt de l’Argonne. Paul décédera peu de temps après dans un hôpi­tal bre­ton. Comme vous pou­vez le con­stater, cer­taines familles de Limeil-​Brévannes ont été dure­ment touchées par cette guerre.

Le fils du marbrier

Nous allons, pour ter­miner, vous par­ler de Mar­cel Rocard qui est né le 22 août 1893 dans ce qui s’appelait le départe­ment de la Seine. Il est décédé dans le Nord de la France, lors des pre­miers com­bats d’octobre 1914. Il avait 21 ans.

Nous avons choisi de vous par­ler de lui car nous avons appris que son père, Georges Rocard, était mar­brier à Limeil-​Brévannes. Quand la ville a fait un appel à can­di­da­ture pour con­stru­ire ce mon­u­ment aux morts en 1919, il l’a obtenu et y a gravé le nom de son pro­pre fils.